Ce portail a pour ambition de permettre au plus grand nombre de contribuer à la collecte de données sur la biodiversité à l’échelle du territoire du Parc naturel régional du massif des Bauges. Voulu comme un outil de sensibilisation et de collecte participative, cet observatoire vous invite à partager vos observations de la nature, simplement et en quelques clics. Que vous soyez débutant ou naturaliste expérimenté, chaque observation compte !
Le Parc encourage les habitants à participer à plusieurs programmes de collecte de données sur la biodiversité des cours d’eau et des zones humides, celle des milieux agricoles, la biodiversité urbaine, celle des forêts ou encore celle des milieux rocheux.
Ces données seront ensuite traitées pour donner lieu à des analyses et le cas échéant, à la réalisation d'actions concrètes sur le terrain en faveur de la biodiversité. Toutes les observations que vous transmettrez via les différents programmes, une fois validées, viendront enrichir la connaissance sur la biodiversité du massif.
Nous vous demandons de vous créer un compte sur cette plateforme et sur les différentes plateformes partenaires liées aux programmes de collecte, car vous pourrez ainsi accéder à toutes vos observations une fois saisies, les modifier au besoin et les exporter.
En participant à ces programmes de collectes de données sur les habitats naturels et la faune et la flore qu’ils abritent, il est important de respecter les mêmes règles que lors de vos promenades habituelles :
Certaines espèces ciblées sont protégées, comme la plupart des oiseaux, les amphibiens, les reptiles, le muscardin, etc...
Pour tous les programmes de collecte de données (excepté la collecte des pelotes de réjection de rapaces, pour laquelle il est nécessaire de les prélever), il vous est demandé de ne pas capturer et manipuler les espèces animales, prélever leurs nids, ou cueillir les espèces végétales. Des photos suffisent et permettent de ne pas déranger les espèces et milieux.
Respectez la réglementation en vigueur et la propriété privée.
Certains espaces protégés (APPB, RNN) restreignent l’accès à des espaces naturels, même piéton, pour le maintien d’habitats naturels sensibles et d’espèces à enjeu : il est nécessaire de respecter ces interdictions même dans le cadre de vos observations naturalistes.
Continuez à respecter également les accès interdits, et ne perturbez pas les milieux ouverts en traversant les prés, et prairies.

Un Atlas de la Biodiversité Communale (ABC), c’est un projet communal et une application concrète en faveur de la biodiversité. Un ABC, c’est un projet communal pour enrichir la connaissance sur les habitats naturels et les espèces de la commune en impliquant les acteurs locaux et les habitants, et pour aboutir à des actions à mener en faveur de la biodiversité. Via ce portail, vos données de biodiversité saisies vont notamment contribuer à l’ABC des communes du massif des Bauges engagées dans le projet.
En 2024 et 2025, 14 communes ont réalisé leur Atlas de la Biodiversité Communale : Arith, Saint-François-de-Sales, Le Noyer, Lescheraines, Bellecombe-en-Bauges, Saint-Ours, Verel-Pragondran, Porte-de-Savoie, Gruffy, Viuz-la-Chiésaz, Quintal, Saint-Jorioz, Duingt, et Lathuile (74).
De 2026 à 2028, 9 communes volontaires rejoignent la démarche : Mûres, Chainaz-les-Frasses, Pugny-Chatenod, Mouxy, Les Déserts, Saint-Jean-d’Arvey, Challes-les-Eaux, Saint-Pierre-d’Albigny et Fréterive.

Pour tout savoir sur les ABC, rendez-vous sur la page dédiée du site internet du Parc.
Votre participation à ces ABC et vos observations sont précieuses si vous avez l’habitude de parcourir ces 9 communes !
Vous retrouverez ici les prochains rendez-vous à ne pas manquer pour enrichir vos connaissances sur la biodiversité et participer aux ABC : inscrivez-vous pour des animations et des formations.
En plus des modules proposés pour renseigner les arbres remarquables, les chauves-souris que vous avez chez vous, et les pelotes de réjection de rapaces que vous avez trouvées, vous pouvez utiliser des outils déjà existants de nos partenaires pour observer d’autres espèces et habitats.
Que vous soyez expert ou débutant vous pouvez saisir vos observations sur iNaturalist version mobile (Android ou Apple) ou web. Il vous suffit de télécharger et de créer un compte sur la plateforme iNaturalist :
Comment ? En rejoignant le projet ABC Massif des Bauges et/ou celui de votre commune ABC, puis de partager vos observations à l’aide d’une photo de la faune et la flore. Que ce soit dans votre jardin, lors de vos balades ou sur votre commune et même au-delà du massif des Bauges, partager vos observations de la faune ou de la flore, à l’aide d’une photo.
Même si vous n’êtes pas sûr de l’espèce observée, à l’aide de photos vous pourrez compter sur les autres membres de la plateforme pour vous aider à l’identification.
Une fois vos observations bien identifiées et validées, elles intègrent les bases de données naturalistes comme de véritables données scientifiques !
Crédits photos : Zeus, Patrick Yavitz, La Mula Francis (GPL or DSL) via Wikimedia Commons

Les mares, ces petites étendues d'eau stagnante même parfois temporaires, abritent de nombreuses espèces en étant à la fois un lieu d'abreuvoir, un lieu de reproduction pour certaines, et une source de nourriture pour d'autres.
Participez à leur inventaire avec l'outil "Mares, où êtes-vous" de France Nature Environnement : il vous suffit de pointer sur la carte la mare de votre jardin, votre ville ou village, ou celle que vous auriez croisée en balade. Vous pouvez ensuite la décrire et ajouter des photos.
Rendez-vous ici pour avoir un aperçu de ce que vous devrez regarder pour bien décrire une mare.
N’hésitez pas à renseigner des données aussi lors de vos visites de mares déjà identifiées sur la carte.
Et si vous repérez des libellules et amphibiens, mentionnez-le en commentaire de la description de la mare, puis renseignez précisément les espèces que vous avez vues :
Mais attention de ne pas les manipuler et capturer !
Pour en savoir plus sur les libellules : Parcourez cette liste et entrainez-vous à les reconnaître
Des ressources que nous vous conseillons:
Et pour être incollable sur les amphibiens : Guide de l’ONEMA d’identification rapide des amphibiens.
Crédits photos : 5snake5, CC0, via Wikimedia Commons / Macha Joanin, France nature environnement Haute-Savoie

Pour cela deux outils possibles (il sera nécessaire de vous créer un compte) :
Pour en savoir plus sur les libellules, parcourez cette liste et Entrainez-vous à les reconnaître !
Des ouvrages que nous vous conseillons :
Crédits photos : Robert Flogaus-Faust, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons / Charles J. Sharp, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

La végétation en bord de cours d'eau (appelée ripisylves), composée d'arbres, d'arbustes, d'herbes joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du cours d'eau (refuge pour de nombreuses espèces, limite le réchauffement de l'eau, stabilise les berges, améliore la qualité de l'eau ...).
Un outil développé par France Nature Environnement AuRA permet d'évaluer si ces zones le long des cours d'eau sont en bon état. Il est appelé IBCR : Indice de biodiversité et de connectivité des ripisylves.
Vous pouvez l'utiliser pour que votre commune connaisse mieux ces espaces, et puisse mettre en œuvre des actions pour les préserver ou les améliorer !
Des formations à cet outil ont eu lieu en 2024 dans le cadre des ABC. Si vous n’avez pas pu y participer mais êtes intéressés pour faire des relevés, contactez c.riedweg@parcdesbauges.com. Pour participer à cette étude :
⚠ Ne vous mettez pas en danger : vous pouvez évaluer la berge de loin, et privilégiez le fait de faire ces relevés à plusieurs !
Crédits photos : Semnoz-II, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons / ©Photos Laurent Madelon

Le Putois d'Europe est un petit mustélidé que l'on retrouve notamment à proximité des zones humides et des bords de cours d'eau.
Très discret, on l'observe très peu, et même le plus souvent mort écrasé au bord de la route.
Pour nous aider à mieux le connaître, transmettez-nous vos observations même anciennes (de putois vivants ou morts) en renseignant la date, le lieu exact de l’observation et d’éventuelles photos :
Pour vous aider à mieux connaître le putois d’Europe :
Crédits photos : Nicolas Weghaupt, CC0, via Wikimedia Commons / Peter Trimming, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Le rat des moissons et le muscardin sont de petits rongeurs, que l'on voit peu mais pour lesquels les nids sont très caractéristiques. En relevant l'emplacement de ces nids, nous pouvons ainsi détecter la présence de ces micromammifères à fort enjeu patrimonial, et ainsi mieux connaître leur répartition sur le territoire.
Le muscardin fréquente les lisières de boisements, les ronciers, et les haies. Il forme un petit nid en boule avec des herbes et des feuilles, qu’il pose en hauteur.
Tandis que le rat des moissons se retrouve dans les roselières, et les herbes hautes. Il forme un petit nid en boule avec de fines herbes tressées en l’accrochant en hauteur à la tige des herbes.
Si vous trouvez un nid, prenez-le en photos (mais ne le touchez pas pour ne pas déranger de possibles occupants !) ainsi que la végétation alentour, notez sa localisation, puis renseignez votre observation :
Pour vous aider à localiser et mieux connaître ces petits mammifères :
Crédits photos : Hajotthu, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons / Frank Vassen, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

En mars, ce rapace, revenu depuis seulement quelques années sur le massif des Bauges, commence sa période de reproduction. Au printemps, les couples se forment, les nids se construisent, puis les adultes élèvent les jeunes.
En observant le ciel avec vos jumelles, vous pourriez repérer des milans et peut-être qu’ils seront en train de rejoindre leur nid. Dans ce cas ne les perdez pas de vue, notez bien vos observations et leurs comportements, et si vous arrivez à les suivre avec vos jumelles jusqu’au nid perché dans un arbre, cette information est précieuse.
Vous pouvez transmettre toutes vos observations de milan royal, et surtout de nids, sur Faune-AuRA (application mobile NaturaList).
Pour vous aider à reconnaître le milan royal et ses comportements : Guide d’aide au suivi de la nidification du milan royal.
Crédits photos : Vnyyy, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons / Noel Reynolds, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Autour des plantes en fleurs, il y a du mouvement ! Prenez le temps d'observer les papillons, les bourdons, et les autres insectes qui viennent butiner dans votre jardin, en bord de chemin, ou près des prairies fleuries, et participez ainsi à l'étude des interactions entre plantes et insectes.
Pour cela, trois outils, avec des objectifs différents, que vous pouvez utiliser aussi souvent que vous le souhaitez. Choisissez votre préféré, ou mieux, alternez entre les trois :
Et si au détour d'un chemin vous croisez un papillon rare et/ou protégé, renseignez-le sur iNaturalist (si vous avez un doute et plusieurs photos), ou Faune-AuRA (si vous êtes sûr de vous, même sans photo).
Voici les principales ressources pour vous aider à observer :
Vous voulez en apprendre plus sur le monde fascinant des papillons ? Plongez-vous dans La Vie des Papillons – Écologie, Biologie et Comportement des Rhopalocères de France.
Vous voulez agir dans votre jardin en faveur des pollinisateurs ? Suivez le guide pratique de l’association ARTHROPOLOGIA.
Crédits photos : Sven Damerow, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons / Adrian Tync, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

L'Atlas de la biodiversité (ABC) de votre commune est l'occasion pour vous d'observer les oiseaux de votre jardin (ou balcon, ou parc municipal), et de transmettre vos observations. Ces observations permettront aux scientifiques de mieux comprendre quand et comment les oiseaux visitent les jardins.
Pour cela, deux outils à utiliser aussi souvent que vous le pouvez (il sera nécessaire de vous créer un compte si ce n'est déjà fait) :
Pour vous accompagner dans vos observations :
Crédits photos : Pierre-Marie Epiney, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons / Aufray, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Vous pouvez participer à l'inventaire de l'hirondelle rustique, celle de fenêtre, ainsi que du martinet noir, en repérant les bâtiments qu’ils occupent, puis en les comptant et en comptant les nids (occupés ou non) !
Renseignez ainsi vos observations de ces petits oiseaux, qui apprécient nos bâtiments, et nous sont bien utiles en régulant les populations d'insectes.
Pour cela deux outils possibles (il sera nécessaire de vous créer un compte) :
Pour vous accompagner dans vos observations :
Crédits photos : Iswoar, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons / Marton Berntsen, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Ce rapace nocturne, qui gîte dans les bâtiments, les falaises, ou les arbres creux, a un grand intérêt contre la prolifération des rongeurs. En effet, elle chasse dans les milieux ouverts et les lisières, essentiellement des rongeurs, parfois aussi de gros insectes, des oiseaux, des amphibiens ou des chauves-souris. Après son repas, elle laisse derrière elle des pelotes de réjection, agglomérats de poils et ossements, qui sont de précieuses sources d’information sur les micromammifères présents sur le territoire.
Si vous entendez ou voyez une chouette effraie :
Pour vous aider à trouver les pelotes de réjection : Guide à la recherche des pelotes de réjection des rapaces nocturnes.
Crédits photos : Steve Garvie, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons / Luc Viatour, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Nous avons besoin de vous pour mieux connaître tous ces groupes orphelins (orphelins de données car très peu étudiés jusqu’à présent), souvent mal aimés (et pourtant très utiles !), que sont les coccinelles, les punaises, les araignées, et les opilions (faucheux).
Vous en voyez souvent mais vous n’y connaissez rien ? Pas d’inquiétude, vous aurez juste besoin de prendre quelques photos de bonne qualité pour que des experts puissent ensuite essayer de déterminer de quelle espèce il s’agit, et après identification et validation en faire de véritables données scientifiques.
Quelques ressources pour mieux connaitre ces petites bêtes :
Crédits photos : ©Photos Laurent Madelon

Dans le massif des Bauges, deux félins sauvages se font très discrets : le lynx et le chat forestier. En nous communiquant vos observations si vous avez la chance de les apercevoir (traversée d’une route, grâce à un piège photo, etc…), vous nous aider à mieux connaître leur répartition sur le territoire.
Et pour vous aider à différencier chat forestier et chat domestique : Comparaison entre le chat domestique et le chat sauvage, par la SFEPM.
Crédits photos : Martin Mecnarowski, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons / Schorle, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Si vous êtes curieux de connaître ce qu’on sait déjà des espèces présentes dans le massif des Bauges, la plateforme Biodiv’Bauges est pour vous !
Elle vous permettra de consulter les données disponibles récoltées par les agents du Parc, par les structures naturalistes locales et par de nombreux observateurs indépendants.
Vos observations saisies dans les différents outils de collecte de données qui vont sont proposés plus haut, une fois validées et avec un peu de délai, se mêleront à toutes ces données disponibles.
Vous retrouverez aussi sur Biodiv’Bauges un peu de lecture sur la grande diversité de milieux naturels du massif, les espèces qu’il abrite, sa géologie, ainsi qu’un décryptage des zonages environnementaux et de la réglementation qui s’applique sur certains espaces et espèces.
Coccinelle en page d'accueil : ©Photos Laurent Madelon
Ce projet a été déployé grâce à l'application GeoNature-citizen, un outil du projet GeoNature destiné à l'inventaire participatif.